WSOP 2009, acte poker 2

Publié le par jokerdeluxe

Avant de disputer mon deuxième tournoi de poker WSOP, je suis allé au sud du Strip chercher fortune. Je voulais voir l’exposition sur les corps humains (« Bodies ») mais quand j’ai vu la file d’attente au Luxor, j’ai compris que j’en aurais pour plus d’une heure avant de déguster des yeux ma première cervelle. Je me suis rabattu sur le buffet, et je ne l’ai pas regretté. Pour $18, vous avez accès à tout en toute quantité, dans un décor antique travaillé. C’est le buffet à l’américaine : tu paies un forfait et tu te sers autant que tu veux ensuite. Et quand ton verre de 50cl est vide, la serveuse s’empresse de le remplacer par un autre. Ce système qui pousse les gens à ingurgiter le maximum d’aliments est financé par ceux-là même qui commercialisent de nouveaux régimes amincissants. Je suis bluffé par cette spirale vertueuse du business qui permet à certaines machineries de générer leur propre clientèle.

Tous les grands casinos ou presque ont leur buffet, certains sont bas-de-gamme, d’autres au contraire excellents. Je vous conseille celui du Flamingo, où vous trouverez le meilleur pain perdu (ils l’appellent « French toast »).

J’en ai profité pour visiter les card rooms du coin. Le Mandalay Bay, le casino le plus au sud du Strip : petite salle sans importance. Ils proposent du poker parce que c’est à la mode, point barre. L’Excalibur va même plus loin. Leur room comporte 8 tables… électroniques : les joueurs sont devant des écrans horizontaux et jouent comme sur internet, sauf qu’ils se voient physiquement les uns les autres. No comment… Luxor : petite salle aussi, laissez tomber. Plus haut dans le Strip, je suis allé voir aussi le Treasure Island, et là encore c’est une petite salle, de même qu’au Flamingo. La salle du Mirage est nettement plus grande, ce qui n’est pas étonnant car c’est l’ancien haut lieu du poker de Vegas, mais les parties sont peu variées car c’est un lieu passé de mode (et je ne crois pas que cela soit dû à l’arrêt des shows de Siefried & Roy, à mon avis c’était déjà has-been AVANT !).

En fait, on remarque très vite les casinos qui poussent à fond le poker, qui s’y investissent et qui deviennent de facto des incontournable du poker de Vegas. Caesar’s, Bellagio, Venetian, Wynn tiennent le haut du pavé, vous y trouverez les tables les plus attractives (on se comprend) et les plus variées, à peu près à tous les prix, et des séries de tournois de $50 à $2.000 avec tapis profond. Une cinquantaine de casinos proposent le poker à Las Vegas et tous sans exception proposent des tournois journaliers pas chers ($25 à $100) pour fidéliser leur clientèle. Un autre moyen consiste à enregistrer à la table la carte du joueur et à cumuler ainsi les heures de jeu, ce qui lui permet ensuite d’avoir des avantages divers, comme par exemple la participation à des tournois freerolls primés.

Je n’ai pas cité les casinos de Downtown, et c’est un tort car ils méritent le détour, quoique un peu excentrés au nord. Là, le Binion’s et le Golden Nugget sont les deux adresses principales en matière de poker. N’oublions pas que c’est de là que tout est parti ! Mais ce ne sont pas des salles courues comme celles que j’ai citées.

A part ces casinos que j’ai mis en exergue, vous n’allez pas trouver d’Omaha ni de tables chères en cash-games. Même le « pitboss » du Mirage m’a confessé qu’il montait parfois une table THNL 2-5 le samedi soir, quand la clientèle suffisait, sinon son offre se limite à la THNL $1-$3. Vous trouverez aussi des THNL $1-$2 ou $2-$4, c’est selon, mais les formats $1-$3 et $2-$5 soient les plus répandus dans les salles les plus réputées.

Bon, revenons au sud du Strip où je me suis commis pour finir dans le MGM Grand, après être remonté du Mandalay Bay par le tram aérien automatique. Ce casino, qui s’est bombardé « City of Entertainement », avait été entièrement refait après sa création en 1995 et c’est indiscutablement une réussite. Les décors sont somptueux mais il est davantage orienté vers la détente familiale, comme le prouve par exemple cette curieuse « Rain Forest » qui vous accueille quand vous venez de la passerelle de l’Excalibur. Le poker est juste à côté, salle unique en son genre avec 25 mètres sous plafond, au creux d’un énorme rocher factice.

C’est là que je m’asseois pour ma quatrième session de cash, à une table $2-$5. Très vite, je comprends qu’il n’y a là que des joueurs sérieux, et je m’en veux d’être venu à cette table. Ca joue trop bien, il n’y pas assez de jetons qui débordent. D’un autre côté, comme deux joueurs donnent de l’action, je me dis qu’il y aura peut-être des occasions. En fait, j’arrive à prendre quelques pots mais je perds aussi des coups, dont un gros avec brelan contre quinte. Après une heure je n’ai plus que $200 sur les $500 du départ. Je complète à $500 et repars au combat. La table devient de plus en plus violente, il n’est pas rare de voir de all-ins préflop, les échanges de grosses masses de jetons sont incessantes. Plusieurs joueurs ne font ainsi que passer… après avoir trépassé.

Alors que je suis remonté à $600, je reçois K-K au gros blind et le bouton relance, comme il le fait une fois sur deux, à $25. Je sur-relance à $75 et il paie. Nous sommes deux à voir ce flop :






Très bon flop pour moi. J’attaque immédiatement à $100, et il paie. Arrive la turn :






J’attaque à $150, il me relance à tapis. Je suis certain qu’il n’a pas le brelan. Il a certes un gros tapis ($2.500 environ), mais il n’aurait pas payé préflop avec une petite paire. Même deux paires sont quasiment impossibles chez lui. Je le vois plutôt avec à la fois un tirage à carreau et une paire. Donc A-4 ou A-9 à carreau, qui lui donne aussi une overcard. De toute façon, je n’ai plus que $250 sur ce pot de $900, alors je paie tout de suite. Arrive à la river l’As de pique, et il abat






qui lui donne deux paires à la dernière !

Je recois évidemment un gros coup de massue. Non seulement j’avais bien lu l’adversaire, mais en plus j’étais largement favori juste avant la river. J’ai vérifié au calculateur : 70%. Donc si ce coup était à refaire, je le rejouerais ben sûr, mais peut-être qu’en voyant apparaître la turn, je me protègerais en envoyant le tapis. En effet, ici en envoyant $150, je savais que j’allais payer son tapis s'il l'envoyait. Donc autant profiter d’une fold equity plus forte en envoyant le mien tout de suite, ce qui m’aurait permis de remporter le pot sans abattage (je pense en effet qu’il n’aurait pas payé $400 avec un tirage + paire). Ce sont deux manières de jouer ce coup et tant d’autres coups similaires. C’est la turn qui vous donne ou non cette possibilité. Moi, je voyais ma main favorite, et elle l’était, aussi j’ai fait un value bet de $150 pour l’inciter à payer. J’aurais pu faire l’inverse et sécuriser le gain en envoyant le tapis. En l’occurrence, c’est plutôt cette formule que j’aurais dû choisir dans la mesure où cette table étant devenue dure, je n’avais pas l’intention de reprendre de buy-in. Il était donc préférable que je privilégie la solution qui sécurise mon gain.

Il est aussi important de savoir si vous pouvez vous caver sans limite au départ ou non. Au MGM, c’est 100 fois le surblind. Dangereux quand trois ou quatre joueurs ont déjà 500 surblinds devant eux ! Au Caesar’s, au Venetian par exemple, c’est sans limite. Vous pouvez vous caver au plus gros tapis présent, personne ne vous dira rien. Cela change votre stratégie.

Ce sale coup m’a envoyé directement au lit sans passer par la case promenade et a mis fin à une série de cash-games gagnants. Hier jeudi, je devais attaquer à 17h mon deuxième WSOP de cette année, le PLH/PLO $1.500, donc je devais être frais et dispos. Donc dès le matin je suis allé courir derrière le Flamingo, dans les terrains vagues (j’ignorais qu’il y en avait à cet endroit). Puis je suis allé me balader dans le Fashion Show et dans le Forum, qui sont deux belles galeries marchandes du Strip. Pour vous donner une idée de leur dimension, chacune a à peu près de la taille des Quatre Temps à la Défense. Avec cette différence : les prix sont dans un dollar faible actuellement, et en plus ils sont souvent cassés par les promotions permanentes à -40% voire -60%. Par ailleurs toutes les marques de luxe sont représentées.

17 heures, arrivée au Rio avec ma chemise logotée EFP. Ce tournoi WSOP n°10 a compté 450 inscrits, avec des tapis de départ de 7.500. Le principe était de faire 10 coups d’Omaha, puis 10 coups de Hold’em, et ainsi de suite.

Dès le départ j’ai eu à ma table un adversaire de marque, Michael "The Grinder" Mizrachi, qui passait son temps à manger des nounours en gomme. J’ai monté mon tapis au-dessus de 10.000 après une demi-heure grâce à des agressions répétées qui ont été récompensées par de bonnes cartes, notamment une couleur à la river en hold’em. Ensuite je n’ai plus touché de cartes et j’ai fait profil bas.

Rien, rien, le vide sidéral. Et les blinds, pendant ce temps, font leur office d’érosion de mon tapis. Après deux bonnes heures, m’arrive enfin une main d’Omaha correcte :






Je relance préflop, Misrachi me sur-relance, je paie. Arrive ce flop :






J’ouvre à la moitié du pot, et il me balance l’enchère max, qui devait être 2.200. Je réfléchis longuement. Je n’ai pas peur de ce Roi au flop, je sais qu’il n’a probablement pas brelan max car je bloque le 4e Roi. Je crains davantage le brelan de 3 ou de 4, car il peut avoir épaulé son Roi avec une petite paire. Seulement 2.200 c’est cher, et à cet instant il ne me reste que 6.000. La seule chose que je puisse faire ici, c’est relancer à fond (donc à tapis en l’occurrence) ou passer. Ma sagesse m’intime l’ordre de jeter mes cartes finalement. Je ne saurais jamais ce qu’il avait en main, peut-être deux paires K-3 ou K-4, ce qui était suffisant pour me battre. Je ne regrette pas cette décision.

A l’arret-dîner, je me restaure avec deux Français dont Jean-Marc Thomas, que j’ai l’habitude de croiser dans les tournois de l’ACF notamment, figure connue de la compétition française. Eux aussi sont dans le tournoi, ce qui ne m’étonne pas car le pot-limit fait partie des disciplines fondatrices du poker de compétition francais. Pendant des années, on ne trouvait à l’ACF que des tournois en pot-limit et des cash-games en dealer’s choice pot-limit. Ce qui explique que beaucoup de joueurs qui ont aujourd’hui au moins 30 ans s’y sentent aussi à l’aise.

Retour à ma table, où je joue trois coups, après quoi elle est disloquée. Je me retrouve à l’autre bout de la salle Brazilia, à une table tout aussi relevée, avec notamment Jeff Williams qui avait gagné le million à la deuxième grande finale EPT. J’y arrive avec un petit tapis, 5.000, quand la moyenne est de l’ordre de 10.000. J’attends patiemment le move à tapis, qui est toujours une occasion difficile en pot-limit car cela n’arrive la plupart du temps qu’au flop, le pot étant trop bas préflop. Ce qui signifie que si vous ne flopez rien, il devient très dangereux de faire all-in, à moins que la texture du flop ne vous montre que l’adversaire n’a probablement rien touché.

Là encore, la valse des joueurs reprend. Beaucoup d’entre eux, impatients et usés par devoir charrier un petit tapis, l’envoient en bluff ou semi-bluff et sont payés par du lourd, ce qui leur coûte leur tapis. Moi, en poussant en position et seulement avec des mains à gros potentiel, j’arrive tant bien que mal à me maintenir, et même à remonter à 6.000 malgré des blinds 150-300 qui commencent à peser.

Puis vient un moment où, en Omaha, le joueur de ma gauche relance au max, à 1.050, et est relancé à 3.000 par un autre joueur, qui a annoncé peu avant qu’il venait de créer un club de poker en Californie. Je sais que c’est un joueur sérieux et sa relance n’est pas du bluff : il a vraiment du jeu. Moi, au surblind, ma main est






Ce n’est pas le Pérou mais cette couleur max, ces As et cet embryon de quinte construisent une main à fort potentiel. Je réfléchis. Si j’envoie le pot maintenant, tout mon tapis y passe et je suis assuré d’être payé par le joueur de gauche car il a un tapis de 3.000. Avec un peu de chance, le sur-relanceur peut quitter le coup et me laisser son dead money. En revanche, s’il paie, j’aurai deux joueurs à battre, dont un qui peut me battre sans me tuer, le joueur de gauche, puisqu’il a moins de jetons que moi. J’en déduis que la situation est favorable à ce moment du tournoi avec les tapis en présence, donc j’envoie.

Comme prévu, mon voisin de gauche envoie aussi (il était trop engagé de toute façon). Le sur-relanceur réfléchit, réfléchit. Son tapis est de 12.000 environ, donc s’il perd, il lui restera 6.000. C’est sans doute ce qu’il s’est dit quand il a dit « Call ». Nous avons tous retourné nos mains.

- voisin de gauche :





- sur-relanceur :





A vrai dire je m’attendais à plus forte opposition. Finalement je ne suis pas mécontent car c’est moi qui ai la meilleure main.
Le flop arrive :






Là je suis encore devant, et je serre les dents. Tableau final :







Et c’est le sur-relanceur qui ramasse tout avec ses deux paires Q-7 ! C’en est fini pour moi, je me lève, et je constate sur l’horloge qu’il est minuit et que je suis 220e. Je suis en gros à la moitié du field, ce n’est pas humiliant, mais ce n’est pas une perf non plus. Je n’ai pas fait d’erreur à mon sens, j’ai été au combat quand il le fallait, j’ai fait des retraites stratégiques quand il le fallait aussi. La balle qui ma flingué venait d’un sniper qui n’aurait jamais dû être là, c’est tout. Ce PLH/PLO reste en tout cas un beau tournoi.

En revenant, dans le couloir du Rio je croise Xavier Laszcz, lui aussi une des figures de l’ACF en compétition, que je côtoie depuis plus de 10 ans. Il a réussi à se classer 11e dans le Deuce-to-seven no-limit fermé, un tournoi élitiste qui a réuni 147 joueurs, tout le gratin mondial. Il prend un peu d’argent au passage, mais il reste déçu de ne pas avoir pu faire mieux. Il regarde déjà vers son prochain tournoi, qui sera pour lui le mixed games à $10.000. Pour ma part, ce sera samedi 6 juin à midi, le Seven Stud à $1.500, une vieille connaissance qui tranche avec le hold'em et l'Omaha. J’arrive à la moitié de mes WSOP perso, la suite dans quelques jours.

En revenant dans cette nuit fraîche à 27 degrés centigrade, je longe le Caesar's et ses engins de chantiers endormis. Quand j’arrive sur l’esplanade, je me décide à rejoindre le card-room où j’ai fait des étincelles l’avant-veille. Je suis un peu fatigué, mais je veux juste jouer une heure ou deux. C’est un peu comme un besoin que l’on a de devoir se prouver qu’on est capable d’une performance quand on vient d’en rater une. Je trouve toute de suite une table à $2-$5, à gauche près de l’entrée. Je me cave à $800. Le deuxième coup, je reçois 9-9 que je décide de sous-jouer. Trois autres joueurs vont voir ce flop :






Excellent flop ! Etant premier à parler, je checke. Le suivant ouvre, les deux autres passent, je fais mon cinéma d’hésiter, et je finis par payer.

La turn est le 3 de trèfle, qui ferme la porte à toute couleur, une carte qui, dans l’esprit adverse, ne peut pas m’avoir amélioré. Donc je checke encore. Naturellement il ouvre, cette fois à $100. Je devine qu’il a quelque chose, un Valet peut-être, ou un petit As, peut-être même A-9, mais en tout cas je me vois gagnant. Je peux éventuellement lui envoyer mon tapis tout de suite, mais je préfère réfléchir encore et ne payer que du bout des doigts, comme si j’étais sur un tirage. J’ai alors prié pour qu’aucune carte qui fasse peur à mon adversaire n’arrive à la river… qui a été le 2 de trèfle. Un cadeau !

Je remue légèrement la tête, comme déçu, en checkant, pour le laisser ouvrir. Ce qu’il fait : il envoie son tapis de $200. Immédiatement je dis « Call », et je retourne mon brelan. Il jette ses cartes et s’en va sans mot dire. Je me persuade que j’ai bien fait de venir au Caesar’s : à peine arrivé et je bondis à presque $1.200 !

Quelques coups plus tard, à cette table assez endormie, je reçois Q-T de pique au petit blind. Trois joueurs suivent, mon voisin de droite relance à $25 avec le plus gros tapis, environ $3.000, et naturellement je paie. Un autre joueur suit. Arrive le flop :






Ouah ! Mais pourquoi je touche si souvent ? Je n’attaque évidemment pas, j’attends le continuation bet, qui ne tarde pas à arriver : $40, que je paie après hésitation. Le troisième larron passe : il vient de comprendre que le jeu minimum pour rester dans ce coup était deux paires.

Puis vient la turn : As de trèfle. Excellent : Ainsi, si mon adversaire a relancé avec A-K, il a maintenant les deux paires max kicker max. Bien sûr, je néglige la main A-Q ainsi que A-A, sans quoi j’arrêterai le poker tout de suite.

Je checke, et là encore, il attaque, ce que je ferais à sa place. Il envoie $80. J'hésite, mais cette fois vraiment, car je devrais maintenant mettre fin à cette mascarade et envoyer quelque chose. Pourtant, je préfère attendre la dernière carte. Dans ma position, simuler une tentative d'arrachage final peut rapporter plus que de faire un value-bet tout de suite, qui risque de faire partir d'adversaire.

Enfin arrive la river : 6 de pique, anodine. Cette fois, comme je l'ai prévu, j'attaque. Le pot contient dans les $250, alors j'envoie $150, certain qu'il ne peut que payer ou passer. Mais il n’en fait rien : il envoie son propre tapis ! Tempête sous un crâne. Dans mon cerveau fatigué, un scénario se dessine : ce type vient de comprendre que j’avais un As en main et veut me faire croire qu’il a le brelan de Dames… scénario plausible puisque je n’ai rien fait pour faire croire que j’avais bien le brelan depuis le début… D’autres scénarios sont plausibles, mais je n’arrive pas à me convaincre qu’il peut me battre à l’abattage. Je paie donc, et il abat A-A.

Coup de barre-à-mine derrière la tête. Comment ai-je pu être aussi aveugle ? C’est un bon joueur, c’est tout, qui a vu que j’étais fatigué… Je pousse vers lui mes piles de jetons, je lui dis machinalement « Nice play », il se confond en excuses, et je ressors du Caesar’s comme un robot. Je m’endors comme une masse, malgré les ronflements de l'énorme machine qui creuse une tranchée au milieu de Flamingo Rad, sous ma fenêtre… Comme on dit : demain est un autre jour et j’ai tellement d’analyses dans ma tete que je n’analyse plus rien correctement. Fin de l’acte 2.

Publié dans Mes tournois

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