Mes premières WSOPE

Publié le par jokerdeluxe

HORSE à 2.500 livres. Il fallait absolument que j’y participe, je m’en étais fait une obligation - galvanisé que j'étais par ma 3e place à Paris en hiver. J’ai donc pris mon entrée au premier des WSOP jamais organisés en Europe, le HORSE qui a eu lieu à Londres les 6, 7 et 8 septembre. En euros, avec les 150 livres de fee, ça fait presque 4.000.
 
Hôtel Seven Dials, 9 Monmouth Street, sanitaires dans le couloir, breakfast moyen, chambre minuscule mais propre. Pour 80 livres la nuit (env. 120 euros), on ne peut guère trouver mieux dans ce quartier ultra-branché de Londres, l’équivalent du quartier latin parisien : théâtres, cinémas, boutiques, librairies, tout y est pour attirer le touriste. Et des rues d’une beauté à couper le souffle.
 
Quand le soir tombe un peu plus au sud, à Covent Garden, les boutiques du bas ferment mais celles du haut restent ouvertes, dans cet ensemble ancien réhabilité où les artistes croisent les vendeurs d’écharpes frappées à l’effigie de Gordon Brown. Sur Leicester Square, c’est le délire. L’Odeon est une des salles de spectacles les plus en vogue de la capitale. Hier, à l’Odeon, c’était l’ex-Pink Floyd David Gilmour qui donnait un concert exceptionnel. Aujourd’hui, ce sera le tour d’Atonement. Eh oui, à Londres aussi on trouve un Odeon, de même qu’on trouve un Trocadéro, de même que la devise de Westminster Abbey est « Honni Soit Qui Mal Y Pense » – sic.
 
Et en face, deux casinos. L’un, ancien, est le Napoleon’s. L’autre, dont les peintures ne sont pas encore sèches, est l’Empire. C’est là qu’ont lieu les World Series of Poker Europe, WSOPE pour les intimes.
 
Je ne vais pas vous parler d’autre chose que le HORSE puisque je n’étais ni à l’Omaha ni au Hold’em no limit à 10.000 livres – 15.000 euros à la louche, le tournoi européen le plus cher de l’année. Les rounds sont de 100 minutes, le jeu est en limites fixes et on change de variante tous les 8 coups. Comme certaines tables sont plus rapides que d’autres, le rythme est géré au niveau de chaque table. Le croupier dispose de 8 jetons jaunes à sa gauche. A chaque fois qu’un coup a eu lieu, il en passe un à sa droite. Quand il n’a plus de jetons à sa gauche, il sait qu’il doit changer de variante. Pour que les joueurs n’oublient pas la variante en cours, le nom de la variante est écrit sur une plaque qu’il pose près de lui, comme dans les parties de cash-games au choix du donneur. Histoire de ne pas jouer un stud high quand il s’agit d’un razz.
 
L’arrivée sur place est folklo, la veille au soir. Les grands pontes des WSOP officient sur place et les champions ont été appelés en renfort pour fêter l’événement : Hellmuth, qui depuis son 11e bracelet est la vedette incontournable, mais aussi Ferguson, Brunson, Seidel, Lederer et sa frangine Annie Duke, Cunningham se sont fendus du déplacement des USA. C’est qu’il y a un enjeu : le premier bracelet décerné hors des Etats-Unis. C’est un événement sans précédent. Pour la peine, ils s’affrontent dans un petit tournoi à deux tables, entourés de journalistes.
 
6 septembre à 14h (15h à Paris). Le tirage au sort a eu lieu, j’ai la place 3 de la table 3. Je m’assieds le premier. Je vois Brunson passer entre les tables, gêné par sa béquille. Il s’approche de moi. Peut-être a-t-il lu mes bouquins et veut-il me féliciter ? Pas de pot, il prend juste sa place. C’est-à-dire à ma droite ! Je vais jouer ce tournoi avec la légende mondiale du poker à ma droite ! Dis monsieur le floorman, on ne pourrait pas refaire le tirage, juste un petit peu ? Et les choses ne s’arrêtent pas là. Michael "The Grinder" Mizrachi s’assoit à droite de Brunson, et comme si ça ne suffisait pas, Ferguson en face de moi. Ma table comporte rien moins que deux champions du monde. Si je compte bien, il doit y avoir 12 ou 13 bracelets cumulés autour de moi. Bigre… Evidemment je plaisante, vous avez compris que c’est un plaisir pour moi de jouer ces gars-là, on va faire un ch’tite partie entre vieux potes…
 
Très vite les choses se mettent en place et les cartes volent. On démarre au niveau de limites 150-300, avec un tapis de 10.000. Je rappelle l’ordre du HORSE : Hold’em, Omaha high-low, Razz (Stud low), Stud high et Stud high-low. Bref, la crème du limite fixe. Pour gagner, il faut être bon dans tous les compartiments du jeu, y compris dans les stratégies de partage dans les deux variantes high-low.
 
Je vois beaucoup de jeu dès le départ. C’est simple, en une heure je possède déjà 15.000 et je suis chip-leader. Mizrachi n’arrête pas de se prendre des coups, au sens figuré, car il est trop actif. Ferguson est une statue, il ne joue jamais et lit un magazine trouvé sur un siège. Brunson aussi, d’ailleurs, mais quand d’aventure il bouge, c’est toujours pour relancer.
 
Les heures passent et je maintiens mon avance. Mais j’ai du mal à décoller des 15.000. Je suis rejoins par un vieux joueur à ma gauche qui a dû oublier de savoir ce qu’était qu’une relance.
 
De coup en coup, Mizrachi perd des jetons. Il rate tout ce qu’il entreprend : il ouvre, il est relancé ; il relance, il est sur-relancé. Il sauve deux all-in de suite puis son tapis remonte à 3.000. Encore malmené, il saute sur un stud high contre Ferguson.
 
Deux niveaux plus tard, j’ai 20.000 et là arrive le premier mauvais coup. Je n’ai pas envie de le raconter mais par conscience professionnelle, je vais le faire. On est au niveau 300-600, en Stud high-low. Brunson relance dès le départ. J’ai (5-3)-A, une très bonne main. Je relance. Il paie. Le vieux paie aussi. Brunson a un 6 visible. Bon. Carte suivante : 6 pour moi, 10 pour le vieux, 2 pour Brunson. Lequel ouvre, et nous payons. Carte suivante : Valet pour moi, Roi pour le vieux, Roi pour Brunson. Ouverture du double champion du monde, je suis, le vieux suit. Carte suivante : 9 pour Brunson, 8 pour moi, nouveau 10 pour le vieux. J’ai enfin une main au 8 mais j’estime que c’est un peu faible. Brunson ouvre, je paie, le vieux paie.
 
A la dernière carte, Brunson ouvre. Je lève ma carte : un 2 ! Ca me donne la main 6-5-3-2-A. Je relance évidemment. Le vieux paie. Brunson relance à son tour. Je paie, le vieux aussi. Abattage :
 
- Brunson : 6-4-3-2-A
- Moi : 6-5-3-2-A
- Le vieux : K-K-10-10-Q
 
C’est comme ça qu’on est le dindon d’un coup dans lequel on a mis beaucoup d’argent mais dont on ne retire pas un jeton. Cet énorme coup a propulsé Brunson… à 12.000 – je sais c’est peu, mais il serre tellement son jeu qu’il se fait grignoter à la longue. Pour ma part je suis retombé à 16.000. Heureusement, une suite de coups gagnants me ramène dans les 20.000. Parmi eux, un Stud dans lequel je termine avec paire d’As kickée d’un Roi. Mon adversaire, un jeune scandinave, abat aussi paire d’As… mais kickée d’une Dame. Bon…
 
Entretemps, la place laissée vide par Mizrachi a été occupée par Ted Forrest, un très grand joueur… doté d’un petit tapis de 8.000. Curieusement, il va se passer pour lui exactement ce qui s’est passé pour Mizrachi, comme si ce siège était ensorcelé. Il va chuter, puis remonter légèrement, puis chuter enfin. Il relance sur un hold’em, et manque de chance pour lui, je suis au bouton avec Q-Q. Je relance, il paie. Arrive le flop : 4-8-9. Il ouvre, je relance, il paie. Arrive un 10. Il ouvre de ses derniers jetons, je paie. Il abat A-8. Seul peut le sauver un As ou un 8. C’est finalement un Valet qui arrive, ce qui me donne quinte. J’ai ainsi le privilège de sortir le titulaire de 5 bracelets WSOP.
 
A ce moment, il reste environ 90 joueurs et le tapis moyen est de quasiment 12.000. J’ai 24.000, exactement le double. Je suis sur du velours, j’ai le plus gros tapis de ma table. Le tableau des paiements est dévoilés : 16 joueurs payés, soit deux tables, 70.000 livres pour le premier (105.000 euros environ), plus de 5.000 livres au dernier. Bonne idée des organisateurs de payer le double le dernier au lieu de le rembourser, comme c’est souvent le cas dans les tournois.
 
A 20h c’est l’arrêt dîner, le tournoi reprendra à 22h. Les organisateurs ont d’ailleurs un moment de flottement. Ils envisagent de nous faire dîner après un autre niveau. Des joueurs protestent, tous crèvent la dalle. L’organisation s’incline devant la meute des affamés : on mange tout de suite, un point c’est tout. Le repas a lieu à l’étage. C’est un buffet varié, c’est de qualité, les panses se remplissent de bonnes choses, quoique pas toujours digestes.
Après le repas, je me promène entre les tables de roulette et de blackjack. Un fond musical endort la méfiance des joueurs... Et pour couronner le tout, deux magnifiques copines blondes trônent dans des vasques transparentes de part et d'autre des escaliers centraux. Un petit sourire mademoiselle, c'est Tonton François qui veut prendre une photo... clic, c'est dans la boîte.
 
A la reprise, j’ai des hauts et des bas mais dans l’ensemble je me maintiens. En revanche, Brunson perd deux gros coups qui le ramènent à 4.000 environ. Un gros coup oppose trois joueurs dont deux à tapis. Les deux sautent, et c’est mon voisin de gauche, le vieux, qui sera leur bourreau. Du coup il est propulsé à plus de 30.000 et prend le chip-lead de la table. Un joueur migre d’une autre table, une certaine Annie Duke leremplace. C'est la deuxième joueuse qui a été le plus loin dans un WSOP main event (en 2000). Seulement voilà, au lieu de jouer, elle jacasse en permanence avec Ferguson, pas moyen de l’arrêter. De temps en temps elle entre dans un coup, le gagne ou s’en retire, et continue son phrasé piaillant.
 
A un moment donné, elle entre dans un Razz avec un Dix dehors. Moi j’ai un 7 dehors, et 10 et 2 dessous. Je me sens compétitif. Je relance. Elle me regarde longuement puis paie. Je sais à cet instant que le prochain moment de décision aura lieu à la cinquième carte, où l’argent double. La carte suivante est un 5 pour moi et un 6 pour elle. J’ouvre, elle paie. La carte suivante est un Valet pour elle et pour moi. Carte cruciale. J’attaque à nouveau. Elle sait par construction que je possède au mieux Valet. Mais je sais qu’elle possède au mieux Valet-Dix, ce qui la rend outsider. Elle réfléchit, réfléchit, puis paie. Aïe, j’aurais préféré qu’elle passe. Comment peut-elle payer ? Cela prouve seulement qu’elle deux petites cartes dessous et qu’elle veut taquiner un peu la chance.
 
La carte suivante est un 8 pour moi et un 7 pour elle. Là encore j’ouvre, et elle paie. Elle doit être au Dix maintenant, au mieux. Pourtant, si j’attaque, c’est parce qu’elle a peut-être touché une paire qui la disqualifie d’office. Je ne regarde même pas ma dernière carte et j’ouvre. Elle regarde la sienne, explore à nouveau mon jeu, hésite, hésite… Au tableau, elle a 10-6-J-7 et j’ai 7-5-J-8, nettement plus menaçant de la part d’un relanceur du premier tour. Finalement, elle paie, sans conviction. Je retourne mes cartes d’un bloc et le croupier étale ma combinaison : 10-8-7-5-2. Sa combinaison : 10-7-6-4-2. Elle gagne d’un cheveu. Comme on dit dans les parties privées parisiennes : "pointure"...
 
Une demi-heure plus tard, je m’accroche encore avec cette diablesse, cette fois sur un stud high. Je touche paire d’As splittée à la cinquième carte. Chez Annie je ne vois que des cartes différentes, dont un Valet. Je la vois bien sur deux paires Valet. Pour une raison qui reste à élucider, Annie va me payer jusqu’au bout, la dernière enchère en hésitant longuement et en payant pour le « on ne sait jamais » parce que la cote était énorme. Je retourne en disant « Aces up », c’est-à-dire deux paires aux As… sauf que je n’avais pas deux paires, mais seulement les As. Confusion dans mon esprit… Dans la précipitation de ce coup, j’ai cru que le 4 reçu enfin de coup doublait un 4 déjà dessous… De son côté, elle retourne deux paires Valets-Six. J’avais bien lu son jeu mais elle avait bien lu mon bluff… et j’avais mal lu mon jeu. Résultat : je plonge.
 
Après ces deux gros coups perdants, je me retrouve à 12.000. Emotions, digestion moyenne... j’ai terriblement chaud et je transpire à grosses gouttes. Je suis énervé, je me lève et je vais faire un tour. On est à deux doigts de l’arrêt de vingt minutes, il est près de minuit, c’est la pleine lune et je vais me transformer en loup-garou. A la pause, je file à mon hôtel qui est à 10 minutes. Je prends une douche froide, je me détends, je fais un brin d’auto-hypnose, comme me l’a appris Marc André au stage de Caponga, au Brésil.
 
Je me rassois, frais et dispos, au bout de trois quarts d’heure. Mon tapis a été peu entamé par les blinds (ils sont de 600 par tour en hold’em et en Omaha mais les antes sont de 800 en stud, plus le bring-in de 100 avec la carte qui doit ouvrir). Le tour d’Omaha se termine. Entretemps, Doyle Brunson s’est fait sortir. Deux nouveaux joueurs sont arrivés. L’un d’eux est un jeune Israëlien que j’avais déjà vu au SHOE des WSOP à Vegas, en Juillet. Il me dit : « Vous avez déjà fait plusieurs finales à la télé, je crois ? » je lui dis : « Oui, et en plus je suis commentateur. » Ca le laisse sur le flanc.
 
N’empêche que c’est contre lui que je vais me retrouver en slip. Le jeu est un stud high et je pars avec (7-Q)-7. En face, un joueur avec un As relance et un joueur avec un Roi paie. Je me dis qu’il faut que j’améliore mais que si je gagne, je vais avoir un gros pot. En plus, comme aucun 7 ni aucune Dame n’ont été vus, j’ai mes chances. Donc je paie. Mentalement, le hurle, je clame, j’implore « Un Sept ! Un Sept ! Un Seeeeept ! » La carte suivante est… un 7 – eh oui ! – qui me fait brelan. J’ouvre au double, je suis suivi par l’As mais relancé par le Roi. Ah… Je paie, l’As aussi. Deux autres cartes tombent, sans effet pour moi ni les deux autres, sauf mon voisin de droite qui touche paire de 4 visible, selon moi sans effet. A chaque fois le jeu est ouvert puis relancé.
 
Je sens que je dois améliorer au full, je sens le brelan au moins chez l’un des deux. Engagé comme je le suis, je dois continuer. Mais ma bonne étoile en a décidé autrement : la dernière carte n’améliore pas mon brelan. Tant pis, je me dis que mon voisin de gauche, conservateur, peut être sur deux paires aux As et que mon voisin de droite, attaquant, sur deux paires aux Rois. A l’abattage, il n’en est rien : mon voisin de gauche abat brelan d’As et mon voisin de droite abat full aux Rois. Il avait les trois Rois d’entrée de jeu et les a sous-joués en début de coup. Bien joué. Je paie cette calamité des trois-quarts de mon tapis. Il me reste 3.000 et je suis « mourant ».
 
On arrive ainsi à la fin du premier jour, il est une heure et demie du matin. Les joueurs s’éliminent à raison d’un toutes les 5 minutes maintenant, mais je suis toujours là avec mon tapis de lépreux. Les blinds sont de 300-600, c’est énorme pour moi. J’entre all-in dans deux coups de stud high-low dont un en aveugle, et je gagne dans les deux cas ; l’un avec le seul low en place grâce à un 8 que je reçois à ma dernière carte ; l’autre avec le meilleur high, trois paires dont deux paires K-Q. A la clôture, j’ai le plus petit tapis du tournoi : 1.400. Celui qui me précède a 2.500.
 
Etape suivante, meeting stratégique franco-britannique au bar, avec Barny Boatman, le plus français des joueurs anglais, Pascal Perrault, le plus anglais des joueurs français, et moi-même, le plus parisien des joueurs vendéens. Pascal a 35.000, Barny a je ne sais combien et j’ai une misère. Bon… Comme les blinds seront de 400-800 à la reprise, je n’ai pas intérêt à m’asseoir en place 1 ni 2 pour éviter les blinds qui vont me massacrer d’entrée de jeu. L’avantage est que j’aurai d’emblée un coup de hold’em, mon jeu préféré, en tout cas un jeu sans partage de pot. Je suis mourant mais pas mort. Je dois doubler deux fois de suite pour revenir à l’attaque. J’en ai vu d’autres. Je me souviens de ce tournoi d’Omaha high-low à Paris en 1998 où j’ai doublé 5 fois de suite avant de revenir en tête.
 
A la reprise le lendemain, ca ne loupe pas, je tire la place 2 de ma nouvelle table. Un autre aurait dit avant même de s’asseoir : « Mais qu’est-ce que je suis noiraud ! » (n’est-ce pas Thomas ?) J'y retrouve Jeff Lisandro et Allen Cunningham. Dommage, j'aurais aimé avoir plus de jetons pour leur mettre la pâtée. Le leader de la table a 38.000, et ce n’est autre que Jennifer Harman, ce bout de femme maladif qui terrorise les plus grands joueurs du monde. Je paie donc les 800, pas le choix, en sachant que je vais envoyer le reste si un joueur en rajoute. Ca ne loupe pas là non plus, le gars en face relance à 1.600, le petit blind passe (tant mieux, ca préserve le tête-à-tête), et je relance all-in. Si je gagne le pot, j’aurai 3.200, de quoi attaquer ensuite.
 
Je retourne mes cartes et je les découvre en même temps que les autres : 9-2 dépareillés. L’adversaire retourne 7-7. J’ai mes chances (65/35). Au tableau : 5-5-2-4-6. Je fais bien paire au flop mais ce n’est pas la bonne. Bye bye WSOPE, je suis bien éliminé cette fois, et je prends la place de 51e. L’histoire retiendra que j’ai bien participé au deuxième jour… mais pas plus de 5 minutes. Je me balade en plein soleil autour de Leicester Square, c’est plein de boutiques et de petites nanas court vêtues avec des balcons généreux. Puis je file à mon hôtel (seul ou pas, ça ne regarde que moi) et après ces fariboles, j’écris ce que vous venez de lire. Rendez-vous bientôt, cher lecteur…
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Les résultats définitifs du tournoi (vous multipliez par 1,5 pour avoir l'équivalent euros) :
1. Thomas Bihl £70,875
2. Jennifer Harman-Traniello £40,688
3. Kirk Morrison £26,250
4. Chris (Jesus) Ferguson £21,700
5. Alexander Kravchenko £17,850
6. Yuval Bronshtein £14,438
7. Joe Beevers £11,812
8. Gary Jones £9,188
9. Jan Sorensen £7,219
10. Eric Dalby £7,219
11. Mark Vos £6,562
12. Barney Boatman £6,562
13. Tom Nightingale £5,775
14. John Juanda £5,775
15. Marc Goodwin £5,250
16. Jimmy Fricke £5,250
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dioscure 10/09/2007 11:32

A la table des grands, Doyle à ma droite, etc... ca me rappelle une phrase d'un film, bon , l'important c'est que tu as pris du plaisir...heu...plus pendant le tournoi ou apres ? ;)

Fred 10/09/2007 09:49

Bravo François ! C'est quand même pas rien d'arriver en Day 2 avec tout ce beau linge a ta table. Vague, Brésil, ... footing sur la plage... Bonne chance pour tes prochains tournois.
Fred.