Partouche bouderait la future licence !

Publié le par jokerdeluxe

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Après avoir combattu bec et ongles pendant de longs mois pour l'ouverture du marché des jeux en ligne, Patrick Partouche déclare au quotidien économique Les Echos, le 28 décembre 2009, que finalement, tout bien réfléchi, il n'est pas certain qu'il prenne une licence pour un site de poker en ligne.
Voici ses mots :

"Je ne veux pas d'une mascarade qui vise à protéger la Française des Jeux et le PMU. (En France,)
le poker sera attribué à tout le monde alors qu'en Belgique, seuls les exploitants de casinos pourront proposer des jeux de casinos en ligne".

 

Pavé dans la mare aux canards du jeu en ligne ! Ou coup de pub pour mieux faire parler de Partouche, dont le ton militant des déclarations rappelle celui d'un Michel-Edouard Leclerc dans le domaine de la grande distribution ? Les prochains mois nous le diront.

 

Il faut reconnaitre qu'après avoir exclu purement et simplement les jeux de casino pur sucre du projet de loi (roulette, blackjack et surtout jackpots), le législateur a jugé bon de redonner un petit délai pour laisser ses protégés peaufiner leurs projets, FDJ et PMU en tête. (FDJ = Francaise des Jeux -- ce n'est pas de la frime, c'est le nouveau nom officiel de cette entreprise !)

 

De toute façon, Partouche.com a depuis quelque temps réglé son problème en opérant depuis Gibraltar, comme d'autres opèrent depuis Malte ou Londres. Ses publicités papier en font foi. Il sait qu'à terme, Europe oblige, l'Etat français admettra qu'il faudra autoriser les joueurs francais à disputer leurs parties sur des sites européens dont la tutelle a le pas sur la loi francaise, rappelons-le. Donc les Francais ne seront pas longtemps condamnés à jouer entre eux en ligne sur les sites légaux.


En jouant la montre et en limitant volontairement les libertés d'entreprendre et de se distraire, dans ce dossier l'Etat francais fait penser à un petit vieux grincheux qui fait tout pour retarder le moment inévitable où on lui administrera son sirop. Mais il faudra bien qu'il l'avale, et les couleuvres avec.

 

A ce propos, nos chers débatteurs élus par nos soins au Parlement ont fini par adoucir la fiscalité prévue. Ce ne sera pas 2% d'impôt non plafonné sur chaque pot, mais un plafond de 0,90 euro. C'est une bonne nouvelle pour les parties d'au moins 10 euros la cave, mais cela n'arrange pas les joueurs qui pratiqueront les parties plus basses, autrement plus nombreux. Le serpent de mer continue...

 

Publié dans Le Poker et la loi

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eiffel 04/01/2010 23:48


nous sommes gouvernés par des vieux séniles qui ne comprennent rien à rien !