Stress et poker : ce qui reste quand on a "tout" appris

Publié le par FMontmirel

Dans ce titre, je veux juste dire que quand vous avez acquis toutes les bases techniques, stratégiques, financières et gestuelles du poker, il reste encore un pan qui fera la différence avec l’adversaire qui a le même niveau que vous : le stress.


Laurent perd le tournoi au heads-up final et me dit : « Il m’a eu non pas au dernier coup, mais 3 coups avant, quand il m’a montré ses cartes pour me prouver qu’il bluffait. Ca m’a mis en rage et j’ai envoyé le tapis 3 coups après, sur un coup où je ne devais pas le faire. C’est idiot, j’avais encore 30% des jetons et 15 BB au tapis, je pouvais encore attendre un meilleur moment. Je m’en veux. »

Olivier m’écrit : « Vegas ! J’en rêvais depuis si longtemps… Quand j’ai gagné mon ticket pour le main-event, on a fait une fête avec les copains avant que je prenne l’avion. Sur place, je suis arrivé 2 jours avant pour me détendre. Seulement le Day-1, alors que j’avais bon moral l’après-midi, j’ai soudain piqué du nez ensuite. J’ai accumulé les erreurs d’inattention, je ne savais plus où j’étais. Et je me suis fait éliminer bêtement avec deux petites paires contre un adversaire qui avait manifestement mieux, et que j’ai payé en étant couvert. C’est idiot. J’ai su depuis que c’était le décalage horaire de 9 h qui a créé mon stress. »

Carine me confie : « En milieu de tournoi, j’étais 3e tapis et à l’aise. Les choses allaient bien pour moi, j’étais calme, sereine, bref je sentais que je serais dans les places payées. Et puis Tony G est arrivé à ma table. Je ne sais pas pourquoi, mais dès qu’il s’est assis il m’a fait un choc. Il était ultra-détendu, il rigolait tout le temps, il commentait les coups… et peu à peu j’ai perdu ma concentration. En 2h j’ai accumulé les erreurs d’appréciation et j’ai perdu les ¾ de mon tapis. C’est finalement lui qui a eu ma peau, avec AQ alors que j’avais seulement QT sur le flop Qxx, que j’ai joué trop agressif. Pourquoi m’a-t-il fait perdre mes moyens ? Je n’en reviens pas encore. »

Des histoires de ratage comme ça, vous en entendez peut-être tous les jours, et moi aussi j’en recois régulièrement, avec en point final : « Et vous, comment auriez-vous fait ? » Question à laquelle je suis bien embarrassé de répondre, car généralement c’est plus souvent un faisceau de réponses qu’une réponses unique qui convient.

Néanmoins, en matière de stress au poker, les faiblesses sont connues et à peu près cernées. Plusieurs livres ont même déjà soulevé le problème : Vaincre son pire ennemi au poker, Poker Mindset, Poker Tao ont chacun apporté leur pierre à l’édifice. Mais ce ne sont que des suggestions, des voies.

En fait, il n’y a rien de concret. Car quand un auteur écrit : « Suite à ce dysfonctionnement, vous devez pratiquer du yoga » ou « C’est pourquoi vous devriez davantage faire de sport, au moins deux fois par semaine », l’auteur en écrit à la fois trop et trop peu. Trop parce qu’il identifie certes le problème, mais va plus loin en vous engageant vers une solution. Et trop peu parce que pour la plupart des lecteurs, cette solution sera un chemin de croix car l’auteur n’est pas assez précis.

Quel type de yoga, quelle posture ? Quel sport de préférence, dans quelles conditions ? C'est au lecteur de trouver tout seul la réponse !

Il manquait donc un vrai livre de spécialistes sur les stress pokérien, sur leurs solutions concrètes, et ce livre, il va sortir fin septembre… et s’appelle, comme de juste, Poker No Stress.

 

PascaleEtMarcPolizzi.jpg

Pascale & Marc Polizzi dirigent depuis 20 ans un cabinet de life-coaching en entreprise et pour sportifs, et ce sont eux qui m’ont apporté les réponses que je cherchais sur ce sujet. Nous avons ensemble mis au jour 82 situations de stress au poker, et eux ont amené les solutions concrètes qui font tant défaut : nutrition, yoga, Qi-Qong, Accords Toltèques, PNL… des noms barbares pour certains, mais ce qui compte, ce n’est pas le nom, c’est le contenu. Autant de solutions que ces coachs pro utilisent tous les jours avec leurs clients, solutions qui amènent des résultats avérés et qui relèvent de l'attitude du Samouraï.

PokerNoStressImageDeCouv-copie-1.jpg

Ainsi, pour Laurent et son problème de tilt ponctuel explosif, il pourrait être réglé à la table même par de la réflexologie unificatrice, en appuyant avec les doigts à des endroits bien précis aux mains et aux pieds (les points d’acupuncture – rappelons que l’acupuncture n’est pas une discipline de sorcier, elle est reconnue par la Sécurité Sociale !) En complément, la technique de « Vider son bol » aide aussi, mais hors de la table. Voir page 110 du livre.

Pour Olivier et son « jet lag », il aurait dû y penser avant en « travaillant » dans l’avion, en se forçant à se régler à la nouvelle heure tout de suite et en évitant de dormir quand il devait être éveillé à la nouvelle heure. Là aussi, des acupressures localisées vont aider son corps à se régler sur la nouvelle heure. Cela peut être complété par une respiration égyptienne et, une fois arrivé sur place, la posture du yoga en triangle. Voir page 68 du livre.

Enfin, pour Carine, victime d’un stress très courant dans les tournois internationaux, celui de la tête de série, elle doit s’en remettre à l’hexagramme Liu du Yi-King chinois, sans quitter la table. En complément, la pratique du « Huit » (très utile en de nombreuses circonstances) et de la Chromo rouge peut aider. Voir page 144 du livre.

3 exemples parmi 82. Vous voyez que c’est simple et concret. Aux 82 stress typiques du livre est apporté à chaque fois un remède principal, ainsi qu’un ou plusieurs remèdes complémentaires si le principal ne suffit pas. Ce sont les « outils anti-stress » et ils sont présentés avec de très nombreuses photos et schémas, près de 400 en tout.

C’est un livre que je vous recommande chaudement car pour la première fois au monde, les stress du joueur de poker sont identifiés clairement, listés, nommés, diagnostiqués puis guéris. Guéris quand ils surviennent mais aussi parfois une fois pour toutes. Si par exemple vous souffrez souvent d’un manque d’agressivité maladif, le livre va vous donner la solution concrète qui en aura fini une fois pour toutes avec ce handicap (en l'occurrence, un court enchaînement de Karaté sophrologique). Mais cela vaut aussi, bien sûr, pour le trop-plein d’agressivité, pour le trop-plein d’affectif, pour le sentiment d’être le jeu de la malchance, etc.

Le plus étonnant est que la plupart de ces outils anti-stress sont aussi applicables en-dehors du poker, dans la vie courante. C’est donc un livre polyvalent.

Les auteurs ont eu la très bonne idée d’ajouter un CD audio de relaxation, très utile avant un tournoi par exemple.

Ce livre paraîtra le 29 septembre prochain, et si vous voulez le réserver dès maintenant au meilleur prix sans payer les frais d'envoi, cliquez ici.

Le site des auteurs


----------------------------------------

Pour info, voici les 82 situations de stress examinées dans le livre :

– Avant le jeu :
Fatigue physique ou nerveuse
Vous souffrez du calage horaire (jet-lag)
Hôtel : mauvaise énergie
Hôtel : sommeil de mauvaise qualité
Hôtel : lit, ressourcement
Vous avez le “trac”
Nervosité, impatience avant le tournoi
Vous vous êtes énervé et vous n’êtes pas revenu à zéro

– Début de tournoi :
Mauvais “feeling” général
Stress dû à la disposition de la table et à l’environnement
Ambiance de salle délétère due aux personnes
Ambiance de salle délétère due au bâtiment
Structure de jeu contraignante
La présence de certains adversaires à la table vous déstabilise
Manque de concentration

– En cours de jeu :
Trop d’agressivité
Trop d’erreurs de protection
Trop d’erreurs de sauvegarde
Trop peu d’agressivité
Vous commettez des erreurs factuelles
Tilt ponctuel explosif
Tilt ponctuel implosif
Indécision
Perte progressive de concentration
Difficulté à prendre du recul
Manque de patience
Déséquilibre entre de réflexion et action
Superstition de fond, rituels
Vous êtes obsédé par la rentabilité financière
Vous avez déjà “gagné”
Une joueuse vous déstabilise
Un joueur vous déstabilise
Trop de joie quand vous gagnez un coup, trop de peine…
Vous êtes déstabilisé par une tête de série
Vous êtes déstabilisé par le mâle dominant
Vous voulez protéger votre maillon faible
Vous ne voulez pas dévoiler votre maillon fort
Votre position absolue à la table vous perturbe
Votre position relative à la table vous perturbe
Rien de marche pour vous aujourd’hui (“loi de Murphy”)   
L’arroseur arrosé
Le complexe d’infériorité
Le complexe de supériorité
Le sentiment de surpuissance
Le sentiment d’injustice
Le sentiment d’être victime d’un complot
Le sentiment de vous faire arnaquer
La fatigue physique
La fatigue mentale
La colère vis-à-vis d’un joueur, la soif de vengeance
Poursuivi par la malchance !
Voir partir les plus gros pourvoyeurs de jetons


– Fin de cash-game :
Devoir arrêter après avoir perdu tous vos jetons
Devoir arrêter car c’est l’heure de la fermeture
Devoir arrêter car un événement requiert votre présence à l’ext.
Devoir arrêter suite à une “fausse” demande extérieure

– Fin de tournoi :
Approche de la bulle
Le syndrome de “l’élu”
Pression grandissante des blinds
Obligation de monter à l’attaque pour survivre
Sentiment que la victoire va se jouer sur une carte

– Hors action de jeu :
Vous avez des problèmes d’argent
Vous souffrez de problèmes personnels
Deuil récent
Tilt de fond
En manque de poker
Sentiment d’impuissance devant les défaites répétées

– Poker en ligne :
La fatigue nerveuse
Vos conditions de jeu
Les pauses
La fatigue oculaire
“Encore une petite partie” en un seul clic

– Après la sessions de jeu :
Frustration après une élimination
Vous vous révoltez après un bad-beat fatal
Le syndrome des œillères : refus inconscient d’analyser l’erreur
Analyse volontairement erronée (vous vous mentez à vous-même)
Le sentiment que la malchance s’acharne sur vous
Perte de motivation (vous arrêtez le poker)
Doutes sérieux sur votre réel niveau de jeu
Vous vous sentez vide : solitude, blues…
Le bonheur d’être dans les gagnants du tournoi
Le trop-plein de bonheur de la victoire

Publié dans Livres

Commenter cet article