Le plus gros casino de France va enfin ouvrir ses tables de Hold'em après une longue période de gestation. Cela se fera le 19 mai
prochain. Il y aura finalement 6 tables à 250 euros minimum, le casino restant fidèle à sa politique d'élitisme qui a toujours été la sienne.
Ce sera le "spot" poker le plus proche de Paris, et vu l'énorme attractivité de l'endroit sur les joueurs en général, il y aura à coup sûr un grosse affluence, et rapidement. D'autant que
Barrière ne cache pas ses ambitions d'en faire un haut lieu de tournois nationaux et internationaux.
Le casino est à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, et on y accède par l'A86 puis A15 direction Cergy, sortie juste après le pont de Gennevilliers. Desserte train 12 minutes par
ligne H au départ de la gare du Nord. J'aurai bientôt des info plus complètes.
Initialement prévu en avril, le livre POKER HARRINGTON 2, "Les fins de tournoi", paraîtra en mai, vers le 25 (mon
imprimeur a du mal avec son agenda à cause des ponts !) Vous en avez la couverture ci-contre.
Du coup, étant moi-même à Las Vegas ensuite pour les WSOP, et comme en juillet de nombreux fans de poker prennent leurs quartiers d'été aux quatre coins du monde, j'ai décidé de repousser la sortie
de POKER HARRINGTON 3 "Exercices" en septembre. Ce livre est déjà traduit (par Challenger, dit Jupiter, prof à l'Ecole Francaise de Poker) et sa mise en page commencera fin
mai. Mais ce sera trop court pour le sortir avant les vacances. En revanche, il sera bien prêt pour septembre.
Donc nous aurons une rentrée chaude !
De la même manière, l'autre livre qui était prévu pour juin, POKER BRUNSON (Mes 50 coups les plus mémorables), sortira aussi en septembre. Lui aussi est déjà traduit (par moi).
Pour mémoire, il y aura aussi POKER THEORIE (Sklansky), dont je termine moi-même la traduction, et POKER SUPER SYSTEM (Brunson), "the big one", pour novembre
prochain. Soit, au total, 4 livres importants rien que pour la fin de l'année 2008 !
ATTENTION PARUTION 15 MAI 2008 !
Si vous êtes mâle, interdiction absolue de lire ce qui suit :
Qu'est-ce qu'une PokerNana ?C'est une femme.
Elle a compris qu'il ne servait à rien d'avoir peur d'un joueur mâle
Et surtout, elle utilise ses avantage dont la nature l'a dotée pour faire perdre le joueur mâle :
- son intuition
- sa capacité à dépister le mensonge, donc le bluff
- sa capacité de manipulation (eh eh)
- son auto-discipline
- ses atouts physiques (re- eh eh)
- sa capacité de séduction
La bonne nouvelle, c'est que le manuel de la Poker Nana existe !
Son titre ? Euh... "Poker Nana" !
On l'a même sous-titré "Elle bluffe les machos du tapis vert... c'est vous !"
Qui l'a écrit ?
- Ayesha Carmody, comédienne franco-américaine très douée au poker. D'ailleurs elle a déjà collaboré au DVD "Poker School".
- François Montmirel, qui a été le seul joueur mâle à accepter de participer à cette entreprise de démolition du machisme pokérien. Vous êtes actuellement sur son blog !
Qu'est-ce qu'il y a dedans ?
100 fiches de deux pages qui passent au crible tout ce qui, chez une femme, permet de battre un homme autour d’une
table de poker.
Donc de la stratégie évidemment, mais pas trop, le poker et le zodiaque, le poker et l'alimentation, le poker est l'esthétique, les vêtements, votre apparence, conseils pour mieux se concentrer, un
quizz, un test "Quelle joueuse de poker êtes-vous"... Bref, tout l'arsenal pour leur damer le pion !
Ton enlevé, chaque sujet est abordé de façon sympa... et en plus, l'éternel amoureux des filles à tomber, l'artiste James Hodges, s'est fendu d'une quarantaine de dessins "in vivo".
Pour plus d'infos, le sommaire détaillé apparaît plus bas.
Vous voulez des exemples de pages intérieures ? Gourmande, va ! En voici trois en format pdf (Acrobat) :
PKN-54-55bis.pdf
PKN-126-127.pdf
PKN196-197.pdf
A qui s'adresse-t-il ?
- Aux nanas de tout âge qui aspirent à devenir de fringantes Poker Nanas, qu'elles sachent jouer ou non au poker.
- Aux hommes qui veulent faire un cadeau original à leur épouse / copine / maîtresse.
- Aux joueurs mâles qui ont quand même lu ce texte alors qu'on leur avait bien dit de ne pas le faire, et qui veulent en savoir plus sur les secrets des femmes qui les battent à plate couture au
poker.
Le petit ("gros"!) plus
Un prix dérisoire ! 10 euros seulement
pour un vrai livre en vrai papier, avec de vraies couleur partout et 240 pages ! En plus dans un format carré facile à ranger dans le sac à main : 17 x 17 cm.
Récapitulons :
Poker Nana, par Ayesha Carmody et François Montmirel
Dessins de James Hodges
240 pages couleur
100 chapitres
Format 17 x 17 cm
ISBN 978-2-917425-04-6
Prix public : 10 euros
Attention, "Poker Nana" paraît le 15 mai 2008
Vous pouvez quand même le réserver aujourd'hui (attention, votre argent sera débité tout de suite). Forfait d'envoi de 4 euros. Il vous sera envoyé par notre distributeur dès
qu'il les aura reçus de l'imprimeur. Pour réserver, cliquez sur le bouton ci-dessous :
Sommaire de Poker Nana
Première partie : Plantons le décor
Pourquoi je jouerais au poker ?
Le parcours d’un jeu qui fait fureur
Joueuses
GIRL POWER !
N’allez pas prison pour quelques cartes !
Jouer au poker chez soi
La reine de l'ambiance
Tournoi ou cash-game ?
Le matériel
Jouer sur internet
Votre première partie sur internet
Un coup d’œil sur internet
Fonctionnalités sur internet
Internet, c’est bien et pas bien
Jouer dans un cercle (1/2)
Jouer dans un cercle (2/2)
Ma première sortie en cercle
Jouer dans un club local
Jouer dans un casino
Jouer sans payer
Partie 2 - Comment on joue
Les combinaisons
Les combinaisons : exercices
La structure du coup de poker
Tour d’enchères avec blinds
Tour d’enchères sans blinds
L’abattage
Comment gagner sans montrer son jeu
Les pots extérieurs pu “side-pots”
Le tournoi multitable
Les tournois féminins
Le tournoi avec recaves (rebuys)
Le tournoi satellite
Le tournoi “friendly satellite”
Le tournoi “sit & go”
Le tournoi en tête-à-tête
Un tournoi chez vous de 5 à 50 joueurs
Les conventions de jeu (1/3)
Les conventions de jeu (2/3) : à faire
Les conventions de jeu (3/3) : à ne pas faire
Partie 3 - Comment on gagne
Le poker, un jeu stratégique ?
La sélection des mains (1/2)
La sélection des mains (2/2)
Bestiaire d’adversaires
L’adversaire éléphant
L’adversaire souris
L’adversaire chacal
L’adversaire lion
Apprenez à jeter votre main
Surveillez votre tapis
Sachez être agressive
La position
Sachez compter vos “outs” !
La cote explicite
La cote implicite
Quiz stratégique
Quelques probabilités
Sachez lire un flop
Sous-jouer
Le continuation bet
Le block bet
Le semi-bluff
Le check-raise
Stratégies pour les tournois multitables
Stratégies pour les tournois divers
7 erreurs stratégiques typiques
Repérez les gestes adverses, les “tells”
7 gestes typiques
Reconnaissez le macho
Gérez votre capital jeu
Comptabilisez vos résultats
Attention au “trend perdant” !
Votre image à la table
Jouez dans les meilleures conditions
Concentrez-vous
Attention au tilt !
Armes de déstabilisation massive
Impressionnez les rétines adverses
Ne vous laissez pas impressionner !
Les paris entre joueurs
Conseils de professionnelles
Joueuses internationales à l’œuvre
Quiz – réponses
Partie 4 - Les bonus gagnants
Quand une dame rencontre son roi
Petits menus pour grandes championnes
Poker astro (1/3)
Poker astro (2/3)
Poker astro (3/3)
Le budget d une pro
Attention tricherie
Attention dépendance
Jouer à l’étranger
Jouer à Las Vegas
Variantes d’enchères
Variantes du poker
Le poker et les célébrités
Test : quelle joueuse de poker êtes-vous ?
Livres et DVD pour progresser
Livres et films pour se distraire
Surfez sur la vague du poker
Ça veut dire quoi ?
Jouez un tournoi avec moi
A la fortune du pot… pourri
Résultats du test
Tom Verdier est l'auteur de No Limit (Albin Michel, 15 euros). Voir mon article ici : http://www.over-pair.com/article-18936884.html
FM : Vous êtes toujours accro au poker sur internet ?
TV : L'action du livre se passe en 2005... Aujourd'hui, je travaille dans ma galerie d'art parisienne et je joue en partie privée et
dans quelques cercles. Quand je suis passé chez Cauet avec Isabelle Mercier, il m'a demandé quel avait été ma plus grosse perte, j'ai répondu 2500 $, exprès, pour avoir la sensation de la
perte au cash game. Ca a fait déjà rigoler tout le monde parce que pleins de gens ont interprété que c'était ma SEULE perte alors qu'en fait, c'est la plus grosse. J'avais déjà
perdu par avant jusqu'à 800 $, mais à l'époque où j'écrivais je jouais peu, surtout des tournois et je perdais peu ou pas. En fait j'étais positif d'environ 200$ chaque semaine. Donc la sensation
horrible de la grosse perte était lointaine et me semblait plus un mauvais rêve qu'une réalité.
Bref, je décidais de perdre 500$. Je me mettais sur un cash-game à 500$ sur internet et envoyais, envoyais... Au bout de 10 minutes, j'avais 2500$ (forcément!). J'hésitais alors à continuer. Mais
le but était clair : écrire la frustration. alors je continuais. Au bout de 6 heures, j'avais perdu mon dernier dollar et j'étais dans un état indescriptible, j'avais une envie presque
irrépressible de remettre 2500$ pour me refaire. Soudain, me rappelant le but originel de la partie, je coupais court et me mettais à écrire ce que je ressentais. C'est là que j'ai vraiment
découvert comme la perte vous prend à la gorge : devoir, vouloir écrire, était tout ce qui me retenait, alors que j'avais fait exprès ! La preuve que ça rend accro !
FM : A un moment du livre, votre héros crée un nouveau profil sur son site de poker en ligne pour pouvoir jouer encore. Tout le monde sait que ce n'est possible !
TV : A l'époque, en 2005, ça l'était ! C'était avant l'affaire Bonomo, et sur le même site que lui. J'ai pris 5 adresses virtuelles,
avec 5 pseudos différents, mais en utilisant à chaque fois mon vrai nom. Puis j'ai installé mes 5 pseudos à la même table. J'ai ensuite appelé la hotline pour leur dire que si je pouvais le
faire, d'autres aussi le faisaient et que par conséquent il y avait un grave manquement à la sécurité.
Ils m'ont répondu que je n'avais pas le droit et ils ont effacé mes quatre identités supplémentaires. Mais ils n'ont rien changé à leur système puisque l'affaire Bonomo a éclaté ensuite
(Note : le joueur Justin Bonomo avait créé plusieurs identités qui brassaient plusieurs dizaines de milliers de dollars, mais il s'est vu confisquer une partie
de ses gains).
FM : Qu'est-ce que vous avez voulu prouver avec ce livre ?
TV : Je ne fais pas de morale. Joue en ligne qui veut. Je fais simplement de la prévention. Un étudiant comme le héros du livre a un
budget de 200 à 400 euros par mois, mais pour lui cet argent ne veut rien dire. Il n'a jamais gagné sa vie, il n'a pas idée de ce que signifie l'argent. Surtout, ces sommes étant réduites, il ne
peut pas faire la dissociation entre le budget jeu et le budget pour vivre au quotidien, comme le font ceux qui ont des revenus réguliers. Résultat : il joue forcément l'argent des courses,
des fringues...
FM : Votre livre vaut 10 discours contre l'addiction au jeu, 10 rapports ministériels... D'ailleurs quelle est la part de
vécu ?
TV : 95% environ. Même la fin qui paraît inventée de toute pièce, je l'ai en grande partie vécue, avec un méga-tournoi sur internet entre
les sites affiliés, doté d'un million de dollars. Encore une fois, je ne fais pas de morale. Par mon histoire, je montre ce que j'ai vécu, ressenti, risqué... Je ne fais pas de
croisade.
FM : Pourquoi le papier ? Pourquoi pas un documentaire, un DVD ?
TV : Ca se fera peut-être un jour. J'aime écrire, en fait c'est mon 7e manuscrit, et mon premier publié. Je prépare un autre
livre, qui n'aura rien à voir avec le poker.
Avant samedi dernier, je ne connaissais pas Tom Verdier.
Par contre, j'avais lu son livre, No Limit.
Quand j'ai vu pour la première fois ce bouquin chez un libraire (218 pages chez Albin Michel, 15 euros, dépôt légal avril 2008, ISBN
978-2-226-18385-9), j'ai d'abord cru à un livre de plus, sans intérêt, comme il en sort chaque semaine en ce moment. Mais après l'avoir lu et même relu, mon avis est
définitif : ce livre va marquer le poker.
Car contrairement à ces manuels souvent écrits par des gens qui ont trop peu joué (pour rester poli), ou à ces romans qui utilisent le poker
comme argument (et dieu sait qu'ils sont laborieux), celui-ci appartient à une catégorie tout autre : le récit vécu.
Et dans cette catégorie, moi qui collectionne tout ce qui passe d'écrit sur le poker, je n'en connais que trois en français :
- Piqué de poker de Philippe Balland (Balland 1989)
- Ma vie... 60 ans de poker ! de Joseph Santeli (Egra 1993)
- Profession bluffeuse d'Isabelle Mercier (Flammarion 2008)
Pour tout dire, No Limit est LE livre autobiographique du joueur sur internet. Depuis six ans - en gros -
qu'internet a envahi nos petites vies de joueurs de poker, personne n'avait encore publié de livre sur le sujet.
Evidemment, les forums pullulent de témoignages tantôt poignants, tantôt drolatiques, mais toujours édifiants, de joueurs de poker sur
internet. Moi-même, quand j'ai écrit le livre d'initiation Poker On Line en 2006, j'ai fait un appel à témoignages et un quarantaine de joueurs en ligne se sont épanchés, parfois
sur de longues pages... Mais je parle ici d'un livre, un vrai, c'est-à-dire environ 400.000 signes avec une histoire, un début et une fin... et une envie constante de lire la
page suivante.
C'est justement ce qu'est No Limit, et c'est aussi pourquoi j'en conseille la lecture. A vrai dire, j'en conseille la lecture à trois
type de personnes :
- celles et ceux qui envisagent de jouer en ligne (à titre de prévention)
- celles et ceux qui jouent en ligne (à titre d'éclairage)
- celles et ceux qui ont joué en ligne (à titre de comparaison)
Maintenant, l'histoire.
Un étudiant qui joue au poker de temps en temps pour 2 euros à la partie se prend à jouer sur internet. Il perd, il gagne, il perd, il gagne,
il perd, il perd, il perd... Il perd. Addiction. Ce qu'il gagne ? 23 kilos en un an.
C'est un peu court comme résumé, mais évidemment, je ne dévoile rien de la fin. A vous de la découvrir.
No Limit rappelle quelques vérités premières sur le jeu en ligne. J'en cite quelques-unes telles que Tom les a écrites, et je
défie quiconque de venir les remettre en cause, tant elles appuient là où ça fait mal :
« D'un coup, seulement, maintenant, je réalisais que le poker était le moyen de gagner beaucoup d'argent facilement. »
« La peur de perdre me faisait perdre. »
« Après une longue session de poker infructueuse, un vide sidéral. J'avais perdu $50 et il n'en restait rien. »
« Plus les gains étaient importants, plus ils engendraient des velléités de dépenses et plus il y avait urgence à regagner
beaucoup. »
« Je ne voyais qu'un seul moyen de récupérer mon argent : jouer encore ! »
« J'allais m'écrouler sur mon lit avec un trou à la place du crâne et un autre à la place du compte en banque. »
« Cette gueule de bois du joueur est un malaise à part de tout le reste. L'absence de douleur physique est une chose infiniment
troublante. »
« C'est par l'orgueil que chute l'homme et rechute le joueur. »
« Chose remarquable que le poker soit un jeu auquel tout le monde se croit sincèrement le meilleur, un vrai génie, aussi mauvais que
soient les résultats, aussi négatif que soit le bilan. »
« Rien ne me semblait palpitant comme de m'asseoir à la table, voir les cartes tomber, les jetons pleuvoir. Les gens aussi me
semblaient fades. Eux étaient de l'autre côté, eux ne savaient pas, eux avaient l'illusion de vivre, les pauvres. »
« Je cliquai sur le bouton de confirmation comme on presse une seringue. »
« Pour le joueur, l'argent n'est rien en même temps que son unique but. »
(Aux WSOP) « ce n'est pas parce que le nombre d'entrants est plus énorme chaque année que les gagnants sont meilleurs. »
(Chris Moneymaker) « est responsable d'un nombre d'échecs scolaires inconcevable. »
Le plus incroyable avec ce livre, c'est qu'à peu près tous ceux qui jouent au poker sur internet pour de l'argent auraient pu l'écrire. S'ils
ne l'ont pas fait, c'est parce qu'ils n'en avaient pas la plume. Tom lui, l'a. Ce qu'il a vécu est banal, et comme ce qu'il a vécu est effrayant, que cet effrayant soit banal
rend le poker sur internet encore plus effrayant. Pourquoi nous le cacher ? Il y a des dossiers noirs de la politique, du show-biz, de l'Administration... No Limit, c'est le dossier noir
du poker en ligne.
Entre miroir aux alouettes et combat contre des moulins, nous avons tous bataillé seuls dans la nuit avec, pour nous défendre, notre souris et
notre clavier. Tous autant que nous sommes, nous avons été pris dans des sessions sans fin jusqu'au matin, réveil la tête dans le c... à midi, mensonges à nos proches, lâchages de copains et
copines, loisir exclusif résumé au poker, remontées fantastiques, chutes abyssales impossibles à réfréner, et toujours cet espoir qui ne meurt jamais, même quand la carte bleue sonne
vide à force de chauffer, même quand le site interdit d'en tirer plus, même quand tous les organes de notre corps nous hurlent d'aller nous coucher...
Avant internet, cela existait aussi. Mais internet a enclenché la vitesse supérieure, a permis de le marketter, de l'industrialiser, de le
rendre accessible au plus grand nombre. C'est le tilt à portée de clic !
C'est cela qu'on trouve dans le livre de Tom, qu'il a osé écrire, qu'il a osé mettre noir sur blanc comme on écrit un testament. C'est
pourquoi on ne peut pas lire, on doit lire No Limit.
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Voir aussi mon interview avec l'auteur ici : http://www.over-pair.com/article-18937866.html
Hugo Dardenne, joueur de Belgique, a eu l'amabilité de me soumettre son analyse concernant la main As-Roi, qu'il a publiée
dans le forum Pokyz.be. Il s'est inspiré de mon livre Poker Cadillac. Je la publie ci-dessous car je la trouve intéressante :
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Vous toucherez AK (assorti ou non) environs 1 fois sur 83 (1,20%). C'est relativement rare, je vous le concède, mais il faut pouvoir la jouer correctement. Elle peut
rapporter gros mais peut également vous couter très cher si vous ne la maniez pas habilement.
Ce n'est pas inocemment qu'on la nomme parfois "Back to Houston". En mémoire aux joueurs qui auraient tout perdu à Las Vegas avec cette main, et retournaient plumés chez eux, à Houston !
Pour beaucoup, cette main est classée 3ème, après A-A et K-K évidemment. (Voire 4ème après Q-Q pour certains)
Mais Doyle Brunson la préfère à A-A ou K-K car pour lui "elle a un potentiel d'amélioration supérieur et le flop décide vite si on peut se maintenir sur le coup ou non."
Elle représente la main d'attaque par excellence et ne supporte par de suivre des relances (et a fortiori les sur-relances). Il faut la protéger
pré-flop, donc relancer suffisamment fort pour espérer se retrouver face à un seul adversaire.
Par contre, si un joueur à votre gauche me sur-relance, il ne faut pas tergiverser. Envoyez votre A-K au milieu de la table sans regret. Votre adversaire possède vraisemblablement une paire
inférieure ou égale aux Q (vous serez alors en "coin flip légèrement défavorable") ou pire AA ou KK (vous serez perdant respectivement à 9/1 et 2,5/1)
Au flop, la décision est claire, nette et facile à prendre. Quoique...
Soit vous trouvez un A ou un K (cela arrivera dans un cas sur 3 environs) et vous vous retrouvez sur des roses. Méfiez-vous toujours des doubles paires (que vous avez normalement éliminées
pré-flop en relançant), des brelans, des tirages etc. Vous avez peut-être accroché un A avec un kicker plus faible. Il ne reste plus qu'à ferrer votre adversaire et à remonter votre prise.
Soit vous ne trouverez rien (2 fois sur 3 environs). Dans ce cas, je vous conseille d'appliquer le raise and fold c'est-à-dire faire un continuation bet [1] si vous n'avez pas la
position ou une sur-relance [2] ou une mise à 75% du pot [3] (si vous êtes en position).
[1] et [3] Le continuation bet (ou la mise) laissera planer une paire faite en main et votre adversaire passera la plupart du temps. S'il relance, vous vous
coucherez sans sourcillez. S'il paye, méfiez-vous, il peut cacher un très gros jeu.
[2] Vous ferez croire à une overpair et vous avez de grande chance de rapporter le pot vers votre tapis. Si vous êtes payé, garde ! Si vous êtes sur-relancé, passez sans
problème.
Remarquez que si vous êtes payé, vous jouez toujours pour 2 overcards. La probabilité de toucher une paire splittée au Turn est de 6/47 (12,7%) et cette probabilité double si vous espérez toucher
une paire splittée sur le board (environs 25%). Et vous serez à ce moment illisible.
Voici la synthèse en image (notez que "AVEC la position" et "SANS la position" sont inversés) :
Depuis l'affaire récente de ces joueurs de poker suédois dûment redressés parce qu'ils n'avaient pas déclaré leurs gains, un article intéressant a été publié chez nos confères Poker
News, article qui fait le point sur la situation actuelle des joueurs de poker français.
Alors que la France est de moins en moins une terre de liberté (cette opinion n'engage que moi mais je la sais partagée par beaucoup), il apparaît qu'en matière de fisc et de jeu, elle soit au
contraire douce comme la peau d'une odalisque sortant du hammam. Enfin presque... J'ai eu plusieurs fois l'occasion de discuter de ce sujet dans ce blog, aussi je ne vais pas m'apesantir
là-dessus... mais force est de constater que le droit français, du fait de sa complexité, ne peut faire aurement, sauf à se contredire, que de NE PAS taxer les revenus du
poker.
En tout cas pour l'instant.
L'auteur de l'article, Maître Olivier Goldstein *, associé fiscaliste au cabinet Reinhart Marville Torre / Davis Ward Philips Veinberg, le confirme : "On peut dire que les
cas d'imposition sont très rares et que les risques de redressement, s'ils ne doivent pas être sous-estimés, peuvent néanmoins laisser espérer au joueur redressé une issue favorable de la
procédure."
Le reste de l'article ici : http://fr.pokernews.com/news/2008/03/imposition-gains-poker.htm